Si la cour administrative d’appel de Nantes avait plusieurs fois annulé des permis de construire en continuité des campings (avec HLL/PRL) celle de Marseille était plus nuancée et laissait entendre que, dans certaines conditions, des campings constituaient en soi de l’urbanisation.

L’arrêt vient éclaircir le débat : il est possible d’admettre qu’un camping (à condition qu’il comporte suffisamment de constructions en dur) constitue de l’urbanisation, s’il est en continuité lui-même d’un village ou d’une agglomération.

En revanche, cas le plus fréquent, le camping, même avec du bâti, isolé, ne peut être ni une agglomération ni un village au sens de l’article L121-8.

Les possibilités de transformer des situations parfois acquises de fait (camping sauvage en zone A ou N, ensuite régularisé au PLU) de longue date s’en trouvent réduites. V. CE 11 juillet 2018 : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000037183345&fastReqId=1818139098&fastPos=1

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